Nos Jours de Pâques
En ce jour de Pâques, je me souviens !
Je me souviens des socquettes blanches, du gilet blanc et de la nouvelle robe blanche que nous mettions pour fêter Pâques ! Ce jour était exceptionnel : mes parents prenaient le temps, ne travaillaient pas. La robe était neuve, l'ouverture d'une nouvelle saison. Il n'y avais pas de chocolat, pas d’œuf dans la cour du restaurant de mes parents. Il faisait beau, la journée était joyeuse. Les cloches sonnaient à toute volée. Nous allions à la messe et les chants résonnent encore à mes oreilles. En sortant, nous achetions des pâtisseries. Il y avait la queue devant le magasin et nous attendions en nous délectant de notre choix : hésitations, c'est la fin du carême et tout est tentant. Finalement, sans surprise, je choisissais le cygne, vous savez avec de la crème blanche chantilly et les ailes.
Et puis, l'après midi, nous rencontrions les grands parents : nous avions droit à un sachet transparent de ces œufs à la liqueur très sucrée, que nous nous partagions. Je ne sais s'ils existent toujours, avec leurs couleurs pastellisées. C'était une journée hors du temps mais assurément blanche !
Voici une recette : https://www.encoreungateau.com/cygnes-pate-a-choux-chantilly/
Souvenirs, souvenirs....
Vous avez les vôtres et vous avec pris le temps de me les envoyer : merci à vous !
Babeth
À Pâques, il fallait toujours avoir quelque chose de neuf, ne serait-ce qu’une paire de socquettes blanches, mais c’était souvent une nouvelle robe.
Puis on se retrouvait tous , après la messe, chez ma grand mère, au village, pour chercher les œufs en chocolat soigneusement cachés dans le jardin.
Le midi, toute la famille se rassemblait devant un gigot d’agneau et des haricots verts « extra fins » comme les souhaitait mon oncle.
J’ai l’impression de sentir encore l’odeur de ce gigot, piqué d’ail.
Puis on se retrouvait tous , après la messe, chez ma grand mère, au village, pour chercher les œufs en chocolat soigneusement cachés dans le jardin.
Le midi, toute la famille se rassemblait devant un gigot d’agneau et des haricots verts « extra fins » comme les souhaitait mon oncle.
J’ai l’impression de sentir encore l’odeur de ce gigot, piqué d’ail.
Annie
Pâques de mon enfance…
C’est loin…mais il me reste une sensation de légèreté…
Je me souviens des vêtements neufs que ma mère avait
confectionnés.
J’entends encore le bruissement du fer sur la
patte mouille et l’odeur dégagée.
C’est ancré dans ma
mémoire, tellement souvent entendu et sentie ; il faut dire
qu’on ne connaissait pas le prêt à porter, si ce n’est pour mes
frères.
Donc je mettais ces vêtements neufs qui attendaient,
chaussais des chaussures légères,
nouvellement achetées,
portées avec des socquettes blanches, bien sûr !
Finies pour
quelques temps, les chaussettes de laine tricotées par ma
grand-mère.
C’était le retour des vêtements plus légers, aux
couleurs claires,
sans se soucier de la météo, puisque c’était
Pâques….
Puis on partait à la messe.
La chasse aux œufs ? Je me souviens des cloches qu’on
entendait tinter à toute volée.
Il parait qu’elles revenaient de
Rome. Tout excité,
on regardait alors si elles avaient laissé
tomber quelques friandises. (Ce que l’on était naïf !)
Peut
être quelques petites fritures de chocolat ou quelques petits
œufs en sucre et à la liqueur.
Par contre je me souviens bien,
avoir trouvé quelques fois,
dans les massifs de fleurs et
surtout pas dans le potager, des œufs durs,
mais des œufs
durs qui avaient des coquilles de couleurs !
Et puis Pâques, c’était aussi nos gros cerisiers, des guigniers
d’ailleurs,
qui n’étaient que fleurs. Ils étaient tellement
beaux !
Alors, devant vêtus de nos beaux habits,
on posait et
mon père nous photographiait.

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